Le Conflit israelo-palestinien
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Antiquité :
- Entre les XXe et XVIIe siècles av. J.C. : premières installations des Hébreux en terre de Canaan (époque du patriarche Abraham). Alliance avec les Yeboushites (voir plus bas), avec leur roi Melchisedek (Gen. 14,18), et les Philistins (roi Abimelek) (Gen. 21, 32-34), peuple éponyme de la Palestine (localisé sur la bande de Gaza).
- XIIIe siècle av. J.C. : les Hébreux, après l'exode d'Egypte, sous la conduite de Moïse et surtout de Josué, conquièrent le pays de Canaan, mais les Philistins leur résistent. Ces conflits incessants marquent l'époque dite des Juges (épisode de Samson par ex.) et le règne de David (fameux combat contre Goliath).
- Le roi David (1010-970) fait de Jérusalem (Yeboush Shalom, la "ville de la paix", appelée aussi Salem dans l'A.T.) la capitale du royaume d'Israël.
- 930 av. J.C. : à la mort de Salomon, schisme politique et scission du royaume en deux parties : le royaume d'Israël proprement dit, avec Samarie comme capitale, qui tombera en 721-720 devant les Assyriens ; et le royaume de Juda, avec Jérusalem comme capitale, et qui tombe en 598-597 devant les Babyloniens de Nabuchodonosor II, d'où les déportations et l'exil de Babylone (597-587-539 av. J.C.).
- IIe siècle av. J.C. : renaissance du royaume d'Israël (après domination syrienne sur le pays) sous les Machabées (dynastie asmonéenne)
- 64 av. J.C. : la région tombe sous la domination romaine
- 70 et 73 ap. J.C. : destruction de Jérusalem et de son temple par les Romains sous l’empereur Titus. Terrible répression contre les Juifs, qui se termine avec la prise de Massada. Diaspora des Juifs dans le monde, dont le grand centre est alors Alexandrie
- 132-135 ap. J.C. : déportation de nombreux juifs lors de la répression de la révolte de Bar-Kokhba
- VIIe siècle : conquête arabe de la Palestine sur les Bysantins. Construction des mosquées sur le Mont du temple
XIXe – XXe siècles :
- Implantations juives sionistes en Palestine dès la fin du XIXe siècle (not. par l’Alliance israëlite universelle [1860] et les sociétés des Amants de Sion), spécialement suite aux pogroms russes
- 1895 : Théodore Herzl publie son Etat Juif (1895)
- 1897 : premier congrès sioniste mondial (Bâle)
- 1917 : Déclaration Balfour : la GB se déclare favorable à la création d’un « Foyer national » juif en Palestine
- 1922 : la GB reçoit de la Société des Nations un mandat sur la Palestine pour assurer l’établissement de ce « foyer national juif », sans porter atteinte aux droits des « autres partie de la population ». En 1924, les USA adhèrent au mandat par une convention avec la GB.
- 1929 : fondation de l’Agence juive, ppal lobby sioniste au XXe siècle
- 1936-1939 : grêve insurrectionnelle puis révolte populaire en Palestine
- 1937 : premier plan de partage entre deux Etats (juif et palestinien) : Commission Peel
- 1939 : Conférence de Londre (Juifs et Arabes) : échec. La GB ferme la Palestine aux Juifs et se rapproche des Arabes. Mais le Livre Blanc (17 mai) prévoit l’indépendance de la Palestine dans les 10 ans et un Gvt conjoint juif et arabe.
- Durant la Seconde guerre mondiale : plus de 30.000 volontaire israëliens luttent aux côtés de la GB. Les Conférences sionistes de 1942 et 1945 réclament le droit à l’immigration illimitée et d’un Etat juif. La Ligue des Etats Arabes est formée en 1945.
- Entre-temps et par la suite, la Haganah (armée de protection, ancêtre de Tsahal) mène une politique de résistance, harcèlement contre la puissance britannique. Attentats des groupes plus extrémistes (Stern), avec un point culminant en juin 1946 (attentat contre l’Hôtel King David)
- 1946 : second plan de partage bi-étatique (Plan Morrisson, juillet-septembre)
- 1947 : l’état de siège est proclamé et la GB lutte contre les « terroristes » sionistes. Echec conférence tripartite à Londres (janvier) : refus des délégués arabes de s’asseoir à la même table que délégués sionistes. Reprise du processus de négociations par l’ONU (février). Résolution de l’AG de l’ONU du 29 novembre (résolution 181) sur la plan de partage bi-étatique (33 voix contre 13 et 10 abst.). Refus arabe de la résultion (12 décembre). La guerre larvée s’allume en Palestine.
- 1948 :
o la commission de l’ONU chargé de l’application du plan de partage est réduite à l’impuissance : les Etats arabes refusent de reconnaître son existence ; les Anglais de lui prêter leur concours ; les USA (le 28 mars) en annonçant qu’ils renoncent au Plan de partage.
o 15 mai à 0 h. : fin du mandat britannique. Proclamation de l’Etat d’Israël par David ben Gourion, pdt du Comité exécutif de l’Agence juive devant les délégués du Conseil national juif, représentants le judaïsme palestinien et le sionisme mondial. Appel à tous les Juifs du monde pour la « rédemption » d’Israël.
o Guerre d’indépendance : la Ligue Arabe (fondée au Caire en 1945 et prêchant depuis lors la Djihad contre le mouvement sioniste), et organisant une lutte larvée depuis (avec accord tacite de la GB), lance une vaste offensive (terrestre, maritime, aérienne) le 14 mai 1948 de 5 armées arabes. Victoire de la Haganah, grâce aux armes tchécoslovaques et aux volontaires vénus de l’étranger.. 600.000 arabes palestiniens fuient la région (début du pbl des réfugiés et du « droit au retour »), notamment en Jordanie, ce qui y provoque une crise politique dans les années 1950 et l'assassinat du roi Abdallah.
- 1949 : 7 janvier : cessez-le-feu ordonné par Conseil de sécurité enfin respecté… Entre février et juillet 1949 : accords d’armistices entre Israël et l’Egypte, le Liban, la Jordanie, la Syrie, qui consacrent politiquement l’existence de l’Etat juif, admis à l’ONU en mai.
- L’Egypte et la Jordanie occupent jusqu’en 1967 les territoires destinés à l’Etat palestinien, sans lui donner aucun début d’existence… et nient systématiquement le droit à l’existence de l’Etat d’Israël.
- 1950-1956 : boycott d’Is. et blocus de Suez et d’Eilat par l’Egypte. Opérations commandos (feydayyoun) sur le territoire israëlien à partir du Sinaï et de Gaza.Le 25 oct. 1956, Nasser annonce la création d’un commandement militaire arabe unifié des forces égyptiennes, jordaniennes et syriennes.
- Campagne du Sinaï (oct.-nov. 1956) : Is. prend l’initiative militaire : le 29 oct. au soir, l’assaut est mené par le Gal Moshé Dayan. Conquête du Sinaï en 6 jours (sera évacué diplomatiquement mais en échange de la levée du blocus). Poursuite des actions terroristes soutenues par les puissances arabes, elles-même de plus en plus soutenues par l’URSS, qui souhaite évincer l’Occident de cette région du monde….
- 1959 : Fondation du Fatah, notamment par Y. Arafat.
- 1964 : Fondation de l’OLP à Jérusalem par le Conseil national palestinien. Prône la lutte armée contre Is. et réclame un Etat pal. dans les frontières britanniques initiales (rejetant donc la résolution 181 de 1947)
- 1969 : Le Fatah s’impose au sein de l’OLP, dont Y. Arafat devient le président.
- Guerre des Six Jours (5-11 juin 1967) : victoire israëlienne. Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU (22 novembre) à l’unanimité proclamant le droit pour tous les Etats de la région à la souveraineté et à des frontières « sûres et reconnues », et prévoyant l’évacuation des Territoires occupés en échange de la reconnaissance d’Is. par tous les Etats du Proche-Orient. Un nouvel exode de Palestiniens en Jordanie provoque une situation de guerre civile dans ce pays et entraîne une dure répression par le Roi Hussein en septembre 1970 (le tristement célèbre "Septembre noir").
- 1972 : un commando palestinien tue onze israëliens aux Jeux Olympiques de Munich (5 sept.)
- Guerre du Kippour (6-25 oct. 1973) (invasion déclenchée le jour de jeûne de Yom Kippour) : Is. repousse les armées Eg. (700.000 h. !), Syr. (renforcées par unités irakiennes, marocaines et jordaniennes). Le Caire et Damas sont à portée de l’artillerie israëlienne. Ponts aériens et maritimes soviétiques et américains. Menace de guerre entre les deux super-puissances, mises en état d’alerte atomique… Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité (25 oct. ) dénoue la crise et impose un cessez-le-feu.
- 1974 : Conférence pour la Paix de Genève, soutenu par les USA (Kissinger). Séparation des forces militaires au Sinaï et Golan. L’OLP réclame la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. L’AG de l’ONU, qui fait un triomphe à Arafat, reconnaît (encore) le droit des Palestiniens « à la souveraineté et à l’indépendance nationale ». En Is., premier Gvt Rabin. Abou Nidal (Sabri Al Banna) fait sécession du Fatah de Y. Arafat (condamné à mort pour sa « tièdeur ») en fondant le Fatah Conseil révolutionnaire, qui lance une série d’attentats en Occident jusqu’à la fin des années 1980 [1] (il est trouvé mort en août 2002 à Bagdad).
- 1977 : chute des travaillistes. Gvt Ménahem Béguin. Visite de Sadate, qui propose la Paix (devant la Knesset) (nov.), puis Accords de Camp David (sept. 1978) et signature du traité de paix israëlo-égyptien à Whashington (mars 1979), appliqués en 1982 avec restitution du Sinaï à l’Eg. Mais pbl. Palestinien demeure et actions terroristes de l’OLP continuent.
- 1980 : Les Neuf de la CEE à Venise réclement le droit à l’auto-détermination pour le peuple palestinien (juin). La Knesseth proclame Jérusalem « capitale éternelle d’Israël » (30 juillet).
- 1981 : le roi Fahd d’Arabie Saoudite propoe un plan de paix visant à reconnaître la résolution 242 (et donc l’Etat d’Is.).
- 1981-82 : Guerre du Liban. Annexion du Golan par Is., puis opération « Paix en Galilée » déclenchée (et réussie) en juin 1982. Mais refus de l’OLP de quitter Beyrouth, d’où poursuite combats et bombardements jusqu’à sept., où les dirigeants de l’OLP quittent le Liban (pour la Tunisie principalement). Assassinat de Béchir Gemayel, qui s’apprêtait à conclure un accord de Paix avec Is. Installation de la guerre civile au Liban. Is. conserve contrôle sud du pays (malgré la résolution 425 de l’ONU en 1978 lui demandant l’évacuation), et la Syrie finit par contrôler tout le reste, malgré la résolution 520 du Conseil de sécurité de l'Onu, du 17 septembre 1982, qui appelle au "retrait du Liban de toutes les forces non libanaises et au respect de la souveraineté libanaise"…
- 1984 : Gvt d’union nationale, présidé alternativement par Sh. Peres (-1986) et Itzahk Shamir (-1992).
- 1985 : Tsahal se retire du Liban (de janvier à juin). Yasser Arafat, dirigeant en exil de l'OLP, échappe à un attentat (attaque de l'aviation israélienne) contre son QG à Tunis.
- Déc. 1987 : début de la première Intifada (« Guerre des pierres », jusqu’en 1993) dans les « Territoires occupés » (= disputés entre Is. et l’OLP) + recrudescence des attentats en Is.
- 1988 : En juillet, la Jordanie rompt les liens avec la Cisjordanie (essentiellement pour se protéger d'un nouvel exode de Palestiniens consécutif à l'Intifada), reconnaissant de facto l’OLP comme représentant du peuple pal. En novembre, l'OLP reconnaît la résolution 242 de l’ONU et proclame unilatéralement l’Etat palestinien, mais reconnaît l'Etat d'Is. (reconnaissance que Y. Arafat réitérera en 1989 devant l’ONU), et proclame « caduque » l’objectif de la Charte nationale palestinienne prévoyant « l’élimination de la puissance sioniste ». Gvt Shamir en Is. Ouverture à Tunis de négociations USA-OLP.
- 1990-1991 : Is. se tient hors de la « Guerre du Golfe », confiant sa défense aux USA, alors que l’OLP soutient Saddam Hussein avec enthousiasme…
- 1991 : Conférence de Madrid (sous les auspices de Bush et Gorbatchev) avec Syrie, Jordanie et Liban (octobre). Reprise des relations diplomatiques entre URSS et Is. Début de l’immigration des juifs d’URSS (700.000 en 1997).
- 1992 : Victoire travailliste (parti Avodah) en Is. (juin). Gvt Rabin, qui cautionne les négociations de Paix que Shimon Peres mène en secret à Oslo avec l’OLP (à l'insu des Etats-Unis). Jusqu'alors le gvt is. avait boycotté l'OLP et tenter de négocier avec d'autres mouvements (comme le Hamas), sans aboutir. Les "accords d'Oslo" vont déboucher sur des accords cette fois-ci parrainés par les Etats-Unis (cf. infra)
- 1993 : Is. reconnaît l’OLP comme représentant légitime du peuple palestinien (10 sept) ; puis accords de Washington Is.-OLP (13 sept.) [Arafat-Rabin-Clinton] .
- 1994 : naissance officielle d’une entité territoriale palestinienne à Gaza et Jéricho (4 mai) ; retour de Tunis des dirigeants historiques de l’OLP. Début de normalisation diplomatique entre Is. et Maroc + Tunisie (après le Vatican en 1993). Traité de paix avec la Jordanie (26 octobre).
- 1995 : assassinat d’Itzhak Rabin (chantant l’hymne de la Paix !) par un extrémiste juif (4 nov.), dans un contexte d’attentats d’extrémistes palestiniens.
- 1996 :
o Mise en place des nouvelles institutions politiques de l’Autorité palestinienne. Election à la présidence de Yasser Arafat. Elections législatives pour former le Conseil législatif (CLP), composé de 88 députés. Abrogation de tous les articles de la charte de l’OLP prônant « l’élimination du sionisme de la Palestine » (24 avril).
o En Is., retour du Likoud au pouvoir (29 mai). Gvt Benjamin Netanyahou (Likoud), premier premier ministre a être élu au SUD. Il s’oppose aux accord d’Oslo, remet en cause le principe de l’échange des Territoires contre la Paix. Relance la colonisation, gelée par Gvt Rabin en 1992.
- 1997-1998 : le Gvt Netanyahou propose des retraits limités (entre 9 et 6%). Pourparlers difficiles, souvent rompus suite aux attentats en Is. Mais finalement la Knesset vote son auto-dissolution. Accords de Wye Plantation (non appliqués) en octobre 1998 : transfert en 3 étapes (sur 12 semaines) par Is. à l’Autorité palestinienne de 13% supplémentaires des Territoires cisjordaniens, contre engagement de l’AP contre les actions terroristes et élimination des dernières dispositions anti-israëliennes de la Charte palestinienne (6 novembre).
- 1999 : Gvt Ehud Barak (Travailliste), élu Premier ministre en juillet. Accords de Charm El Cheikh relançant ceux de Wye Plantation (sept.), qui seront à nouveau retardés…
- 2000 : négociations de paix avec la Syrie : le gouvernement Barak accepte le principe d'un retrait de la quasi-totalité du plateau syrien du Golan à l'exception d'une étroite bande de terre longeant la rive orientale du Lac de Tibériade, ce que la Syrie refuse (janvier). Visite du pape Jean-Paul II à Jérusalem (mars). Nouveau retrait de Tsahal des Territoires en mars (6%). L’AP contrôle 40% des Territoires. Tashal se retire du Sud Liban, sauf du secteur contesté des fermes de Chebaa, aux confins de la Syrie et du Liban (mai). Echec du Sommet de Camp David (juillet). Visite du chef du Likoud, A. Sharon, sur l’esplanade des Mosquées (sept.), qui déclenche un soulèvement dans les Territoires qui fera plusieurs centaines de morts, et constitue la seconde intifada. La Knesset vote des élections anticipées pour mai 2001 (nov.), mais y renonce pour faire échec à la canditature de B. Netanyahou (déc.).
- 2001 :
o Négociations de Taba (Egypte) (janvier). Progrès mais les négociations achoppent sur la question du nombre de réfugiés Pal. qui pourraient être autorisés à revenir sur des territoires aujourd'hui israëliens. Puis ajournement des négociations par E. Barak jusqu’à l’élection du chef du Gvt.
o Election d’Ariel Sharon comme Premier ministre le 6 février.
o Négociations entre le Likoud et l’Avodah pour une coalition gvtale en février. Barak prêt à occuper le ministère de la Défense, mais doit y renoncer devant le tollé suscité par sa volte-face au Parti travailliste (20 février), qui vote néanmoins finalement son accord à une participation ministérielle au Gvt Sharon (26 février), alors que ce dernier négocie avec l’extrême-droite israëlienne (parti Moledet, « La Patrie »).
o 7 mars 2001 : Gvt. d’union nationale de A. Sharon, qui comprend des ministres travaillistes (Sh. Peres aux Affaires étrangères et B. Ben Eleizer à la Défense), et, pour la première fois, un ministre arabe israëlien, Salah Tarif. Le même jour, la Knesset vote abrogation de l’élection au SUD du Premier ministre.
o Oct. : assassinat de Réhavam Zeevi, ministre is. du Tourisme
o 26 déc. : Ben Eleizer est élu chef de l’Avodah…
- 2002 :
o Au printemps (à partir de mars ) : début de l’Opération « Rempart », avec l’occupation par l’armée is. des zones autonomes de Cisjordanie. Blocus du QG de Y. Arafat à Ramallah (à nouveau en juin). Crise de l’église de Béthléem, occupée par des miliciens ( ?) palestiniens, assiégés par Tsahal.
o Mars : sommet de la Ligue arabe de Beyrouth : les pays arabes valident le plan de paix saoudien, s’engagent à reconnaître l’Etat d’Is. en échange d’un retrait des Territoires occupés en 1967, et s’engagent à verser 50 millions de dollars par mois à l’AP (promesse qui sera mal tenue par certains pays membres). Les membre de la droite radicale quittent le Gvt d'union nationale, dont le programme comporte toujours l'engagement de respecter les accords d'Oslo, reprochant à A. Sharon sa mollesse vis-à-vis des Pal.
¤ Avril : Tsahal lance une opération de grande envergure à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, au cours de laquelle 52 pal. et 23 soldats is. seront tués lors de 10 jours de combats.
o 1er mai : l’AP accepte de transférer 6 prisonniers palestiniens impliqués dans des attentats anti-is. du QG de Arafat à la prison de Jéricho (dont Ahmad Saadat – cf. infra), dont la garde est supervisée par des experts américains et britanniques.
o Mai-Juin : suite aux pressions de la communauté internationale, Y. Arafat annonce un remaniement ministériel et un vaste programme de réformes, not. pour « assainir » le fonctionnement gvtal, accusé de gabegie et de corruption.
o 29 juin : le bâtiment de la police d’Hébron est bombardé par Tsahal.
o 22 juillet : l’un des dirigeants du Hamas à Gaza, Salah Shehadah, est tué avec sa famille dans sa maison par une bombe d’une tonne (17 morts). Le Hamas se retire du processus de négociations inter-pal. (avec les Tanzim) en vue d'un cessez-le-feu unilatéral suvi par l’équipe de Javier Solana, et crie vengeance…
o 18 août : accord israëlo-palestinien sur un retrait partiel des zones de l’AP réoccupées à l’occasion de la seconde intifada, baptisé « Bethéem-Gaza d’abord », négocié par Ben Eleizer et le ministre palestinien de l’Intérieur, Abdelrazak Al-Yahya. En vertu de ce plan, Is. se retire le 19 août de Béthléem. Mais les arrestations de dirigeants radicaux palestiniens se multiplient (cf. infra), d’autres incidents surviennent en Cisjordanie, et l’AP accuse Is. de continuer ses « agressions » tout en négociant d’un autre côté.
o Fin août-début sept. : plusieurs « bavures » de Tsahal sur des civils palestiniens provoquent un regain de tension : des palestiniens modérés se cabrent (not. le ministre de l’information Yasser Rabbo), une mini-crise politique secoue Is. (critiques du Pdt Moshé Katzav ; enquête ordonné par Ben Eleizer)
o Début sept. : incidents sur la frontière du Liban Sud : des batteries du Hezbollah ouvrent le feu sur des appareils is., qui survolent davantage cette zone depuis bombardements de positions is. Débats internes au sein Gvt Sharon pour autoriser la tenue d'une réunion du Conseil législatif palestinien le 9 sept. (Ben Eleizer finalement convainc Sharon).
Voir la suite (plus détaillée) sur ma page de Chronique d'actualité sur le Conflit (à partir du 9 septembre 2002)
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