Actualités du cours d'Introduction historique au droit
(sur internet)
¤ L'Evangile selon Judas (7 avril 2006)
La revue américaine National Geographic a apporté de
nouveaux détails sur un manuscrit vieux de 1 700 ans. Vingt-cinq pages
de papyrus, certaines abîmées, et rédigées en copte
dialectal : vraisemblablement la copie d'un texte grec plus ancien, écrit
vers l'an 150 de notre ère (en même temps que les autres Evangiles),
et connu sous le nom de "l'Evangile de Judas". Il raconte des conversations
qu'auraient tenues Jésus et Judas, dans la semaine qui a précédé
la mise à mort du premier. Selon cette version, Judas était un
initié, qui aurait trahi Jésus à la demande de celui-ci
afin d'assurer la rédemption de l'humanité. Explosif ? Le
National Geographic a en tout cas mis des moyens à la mesure de
l'événement. Aujourd'hui ouvre au siège du magazine, à
Washington, une exposition où le public pourra voir certaines pages du
manuscrit. Et il propose un site dédié qui vient compléter
son dossier paru dans la dernière édition. V. l'article dans l'édition
française, mai 2006, pp. 5-19.
¤ Du 15 octobre 2004 au 10 avril 2005, l'Institut du monde arabe à Paris accueille une gigantesque et inédite exposition consacrée aux Pharaons. Pharaon était plus que le souverain de l'Egypte antique, il était fils de Dieu, prêtre-roi, guerrier, mais aussi mari et père vénéré même après sa mort. Il régnait sur un territoire immense né au IVème siècle avant notre ère, allant du Soudan à la Basse-Egypte. L'univers repose sur Pharaon, installé sur Terre par le Dieu créateur pour repousser le mal et le chaos : telle est la conception du monde véhiculée par le pouvoir égyptien. Le Pharaon apparaît comme l'emblème de la civilisation égyptienne, et ce, aujourd'hui encore.
Accéder
au catalogue de l'expo (avec de magnifiques photos) :
¤ Site utile à visiter sur le Moyen-Age, notamment pour sa chronologie générale, et ses fiches biographiques sur les rois de France : http://perso.wanadoo.fr/historia2000/
¤ Découverte de ce qui pourrait être la plus ancienne preuve de l'existence de Jésus, une inscription issue d'un ossuaire de Jérusalem mentionnant le nom de son frère (Jacques) et de son père (Joseph), analysée par le spécialiste mondial André Lemaire : lire l'article du Monde sur la question (24 octobre 2002).
¤ Une égyptologue affirme avoir découvert la véritable momie de la reine Néfertiti (lire la dépêche) (13 juin 2003)
¤ Découverte d'une tablette de cunéiforme détaillant les relations diplomatiques entre les Egyptiens (Ramsès II) et les Hittites : lire la dépêche (26 sept. 2003).
¤ Grande exposition sur le pharaon Toutankhamon en Suisse en 2004 (lire la dépêche)
¤ Autre exposition sur Toutankhamon, "L'or
de l'au-delà", à Bâle, 7 avril au 3 octobre 2004 au
musée des Antiquités. Avant la spectaculaire mise au jour de son
tombeau, presque intact, dans la Vallée des Rois près de Louxor,
le pharaon Toutankhamon (1334-1325 av. J.-C.) n'était qu'un représentant
peu connu de la XVIIIe dynastie, couronné à Memphis à l'âge
de neuf ans et mort à dix-neuf, sans doute de mort violente. La découverte
de l'archéologue britannique Howard Carter,
après cinq années de recherches assidues, le 5 novembre 1922,
devait être à l'origine d'une vague sans précédent
d'égyptomanie tant scientifique que populaire. Les trésors funéraires
de l'époque de la XVIIIe dynastie, dont beaucoup sont soit en or massif
soit plaqués or, témoignent de la prospérité du
Nouvel Empire. L'or, matière et couleur, symbolise le soleil lui-même
qui accompagne le défunt dans sa tombe et qui peut, le moment venu, le
rappeler à la vie : le roi qui navigue dans la barque du soir en compagnie
du dieu soleil se régénérera avec lui au matin pour émerger
rajeuni du monde des ombres. Parmi les plus importantes oeuvres d'art de la
tombe de Toutankhamon, citons le diadème royal, seule couronne découverte
dans la sépulture, ainsi qu'une statuette du dieu Ptah, constituée
de bois doré et incrustée de pierres semi-précieuses. Le
décor d'un autel entièrement doré, qui contenait à
l'origine une statuette du roi, représente des scènes intimes
entre le roi et son épouse.
L'exposition retrace en quoi une inhumation royale du Nouvel Empire se distinguait
de celle d'un haut dignitaire de la même époque, en donnant à
voir d'autres complexes funéraires de la XVIIIe dynastie (XVe-XIVe siècle
av. J.-C.) en provenance de la Vallée des Rois, comme ceux de Youya et
de Touya, beaux-parents d'Aménophis III, découverte en 1905.
Voir les articles de la bibliothèque en ligne du site www.clio.fr :
Akhénaton,
précurseur du monothéisme ? de Christian Cannuyer
Thèbes
aux cent portes de Claire Lalouette
La
littérature de l'Egypte pharaonique de Pascal Vernus
(à suivre)