Le Hamas

Complément chronologique de la Fiche synthétique

Fiche de suivi - actualisation (août 2003-fin avril 2004)

(lire la suite sur la Fiche de suivi commune aux différents groupes radicaux)

¤ La trève débutée fin juin 2003 s'est terminée fin août. Une nouvelle trève a été proposée par le Fatah et le gouvernement d'Ahmad Qoreï aux organisations radicales palestiniennes (dont le Hamas bien sûr) lors d'une rencontre au Caire (l'Egypte joue les médiateurs encore une fois) début décembre 2003, mais ce projet, qui aurait permis au gouvernement Qoreï de proposer un cessez-le feu à Israël, semble avoir échoué...

¤ 6 au 10 décembre 2003 : après une tentative de liquidation du shaykh Yassine le (6 ou) 7, le Hamas a revendiqué deux attentats-suicide, commis le 9 (ou 10) et suivis par une réaction immédiate de Tsahal le lendemain par un raid visant un dirigeant du Mouvement, Mahmoud Al-Zahar, qui a été blessé, alors que son fils aîné et son garde de corps ont été tués (voir chronique septembre à ces dates)

¤ Le vendredi 19 décembre, à Gaza, des milliers de sympathisants du Hamas ont bravé la pluie pour participer à une marche, baptisée le "volcan du Hamas", marquant le 16ème anniversaire de la création du mouvement radical. Certains hommes encagoulés et en tenues militaires agitaient des Kalachnikov en l'air. Les manifestants portaient en outre sur les épaules cinq cercueils recouverts de tissu noir sur lesquels étaient mentionnés les noms d'accords israélo-palestiniens restés lettre morte. "Nous ne permettrons pas à quelques individus de s'arroger le droit de décider du sort du peuple palestinien," a lancé à la foule Abdelaziz Rantissi, un des chefs du mouvement (voir supra), en se référant aux promoteurs du plan de paix non officiel connu sous le nom de l'Initiative de Genève, qu'il a qualifié de "document de la honte". "Nous disons à Sharon que les raids contre nos maisons et nos voitures ne nous font pas peur et nous jurons devant Dieu de poursuivre la lutte", a-t-il ajouté.

¤ Raid israëlien du 30 décembre : des hélicoptères israéliens ont tiré mardi deux roquettes à Gaza sur une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux activistes de l'aile militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, dont l'un de ses principaux chefs, Jamal Jarah. La première roquette tirée a explosé dans la rue près de la voiture visée, ce qui a donné le temps aux deux passagers de s'enfuir avant le second tir qui a touché de plein fouet le véhicule, selon des témoins. Cette attaque a blessé onze civils. Le Hamas, dont le dernier attentat en Israël remonte à septembre, a menacé mercredi l'Etat juif de représailles : Ismaïl Haniyé, a qualifié de "nouveau crime israélien" le raid de mardi, accusant Israël de chercher "à porter atteinte à la résistance, à mettre fin à l'Intifada et à anéantir la cause palestinienne". Ce raid "n'arrêtera pas la résistance de notre peuple et ne fera pas changer la position du Hamas préconisant la poursuite de la lutte (armée) jusqu'à la fin de l'occupation et le recouvrement des droits du peuple palestinien", a-t-il déclaré. En menant ce raid, le premier du genre contre des activistes du Hamas en trois mois, Israël a pris le risque de provoquer une reprise des attentats suicide du Hamas, dont le dernier remonte au 9 septembre, après une tentative de liquidation du chef spirituel du mouvement, le shaykh Yassine (voir plus haut).

Les Renseignements militaires israéliens estiment que le Hamas a décidé de suspendre ses attentats suicide en Israël mais cet avis n'est pas partagé par le Shin Beth, le service de sécurité intérieur.

¤ 14-16 janvier 2004 : attentat-suicide commis (pour la première fois ?) par une jeune femme revendiqué par le Hamas (4 morts israëliens) (en lire plus). A Gaza, un chef du Hamas a affirmé lors des obsèques de la kamikaze, la première du mouvement, qu'elle ne sera pas la dernière. "Le Hamas ne renoncera pas à la voie du jihad, de la résistance et de la libération même au prix de sacrifier nos fils et nos épouses", a lancé Mahmoud Al Zahar (qui a échappé à un raid meurtrier en septembre dernier, voir plus haut) à la foule de plusieurs centaines de personnes. "La martyre Reem est une héroïne car elle a tout abandonné. C'était une jeune femme mariée qui a laissé derrière elle un mari et des enfants pour aller au paradis", a affirmé M. Zahar dans une allocution dans la mosquée. "Elle ne sera pas la dernière (kamikaze) de notre peuple", a-t-il ajouté. Le lendemain, le vice-ministre israëlien de la Défense, Zeev Boïm, a directement menacé de mort le Cheikh Yassine à la radio militaire. D'après la radio, les responsables militaires israéliens estiment qu'il a ordonné personnellement l'attentat d'Eretz. Cheikh Yassine, un paralytique de 67 ans, a démenti toute implication directe dans cet attentat : "Ils (les Israéliens) savent que cheikh Yassine n'a rien à voir avec l'action militaire mais ils cherchent un prétexte pour rassurer leur peuple et couvrir leur échec", a déclaré cheikh Yassine à des journalistes à Gaza. "Les menaces de mort ne nous font pas peur car nous sommes en quête de martyre", a-t-il ajouté.

¤ 29 janvier 2004 : un nouvel attentat-suicide s'est produit dans un bus au coeur de Jérusalem-ouest jeudi 29, à proximité du domicile du Premier ministre A. Sharon. Dix Israéliens ont été tués, plus de cinquante blessés. L'attentat a été revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al Aqsa (en lire plus avec une photo). Le lendemain, alors que la branche armée du Hamas revendiquait à son tour l'attentat de Jérusalem, l'armée israëlienne rispostait en menait un raid sur Bethléem, d'où est originaire l'auteur de l'attentat (un policier palestinien), raid au cours duquel trois Palestiniens ont été tués.

¤ 2 février 2004 : après l'attentat du 29 janvier, un activiste du Hamas a été tué et quatre militaires israéliens ont été blessés au cours d'une nouvelle opération de l'armée israélienne à Bethléem en Cisjordanie, selon des sources sécuritaires israéliennes et palestiniennes. L'activiste a été tué lors d'échanges de tirs avec les militaires israéliens dans le camp de réfugiés palestinien d'Aïda qui jouxte Bethléem, et d'où était originaire le kamikaze palestinien qui a tué onze personnes en se faisant exploser jeudi dernier à Jérusalem, a-t-on ajouté de mêmes sources (attentat du 29 janvier). Selon des responsables des services de sécurité palestiniens, les soldats tentaient d'arrêter un activiste du Hamas, une des deux organisations qui ont revendiqué l'attentat de Jérusalem.

¤ 5 février 2004 : voir un entretien avec le shaykh Yassine réalisé par le site islamonline.net sur le plan de retrait de Sharon, l'Autorité palestinienne, etc... (lire)

¤ 11 février 2004 : après les incursions menées le matin même par Tsahal à Gaza (voir Chronique février 2004 à ce jour), au cours desquelles 15 Palestiniens ont été tués et plus de cinquante blessés, la branche militaire du Hamas, les Bridages Ezzedine Al Qassam, responsables des attentats les plus sanglants, a appelé ses activistes à commettre des attentats suicide anti-israéliens de "grande ampleur" pour riposter à l'opération meurtrière de l'armée israélienne dans la ville de Gaza. "La direction des Brigades appelle toutes ses cellules combattantes à Jérusalem, Hébron, Naplouse, Bethléem, Jénine, Tulkarem et Gaza et dans tous les villages et camps à riposter rapidement en frappant toutes les positions de l'ennemi qu'elles peuvent atteindre et en menant des opérations de grande ampleur", a affirmé la branche militaire du Hamas dans un communiqué. Le vendredi 13, la branche politique a renouvelé sa menace à Israël de venger les victimes palestiniennes : "Les ennemis sont des assassins et Sharon (le Premier ministre israélien Ariel Sharon), le chef du terrorisme mondial, payera un prix fort pour son terrorisme qui vise les Palestiniens innocents", a déclaré Abdelaziz Al-Rantissi, haut responsable politique de ce mouvement.

¤ 3 mars : L'armée israélienne a liquidé trois activistes de la branche militaire du Hamas dans un raid d'hélicoptères sur leur voiture dans la bande de Gaza, la deuxième attaque du genre en quatre jours contre des islamistes palestiniens. Trois membres des Brigades Ezzedine Al-Qassam, Ammar Hassan, 25 ans, Ibrahim Al-Deiri, 38 ans, et Tarad Al-Jamal, 24, ont été pris sous le feu des roquettes tirées par des hélicoptères de combat israéliens alors qu'ils circulaient dans une voiture près de la colonie juive de Netzarim. "L'ennemi israélien va perpétrer de plus en plus de massacre contre le peuple palestinien avant de fuir Gaza", a affirmé le lendemain un chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, lors des funérailles des trois activistes, auxquelles ont assisté des milliers de sympathisants du mouvement criant vengeance, et alors que l'armée israëlienne avait bouclé les Territoires palestiniens jusqu'à dimanche soir en raison de la fête du Pourim....

¤ 7 mars : dimanche 7 mars, quatorze Palestiniens, dont neuf activistes du Hamas, ont été tués lors d'une incursion israélienne dans la bande de Gaza, menée à l'aube dans les camps de réfugiés de Nousseirat et de Boureij, alors que les forces israéliennes étaient en alerte de crainte d'attentats durant la fête juive de Pourim. Selon des témoins, environ 30 chars et jeeps israéliens protégés par deux hélicoptères de type Apache se sont déployés à l'entrée de Boureij dans la nuit. Après avoir pris le contrôle de plusieurs bâtiments à l'entrée du camp, les militaires ont annoncé par hauts-parleurs que le couvre-feu était imposé tout en appelant les habitants à rester chez-eux. Mais quelque 1.500 habitants du camp se sont rassemblés à son entrée et de violents affrontements ont éclaté. Des résidents du camp voisin de Nousseirat se sont joints à la manifestation en lançant des pierres et des bouteilles incendiaires. Les soldats ont riposté en tirant. Un chef local des Brigades al-Qassam, Hassan Zahot, 44 ans, figure parmi les tués, de même que deux enfants de huit et 12 ans ainsi qu'un adolescent de 15 ans, tandis que 93 autres Palestiniens ont été blessés. Quelque 10.000 Palestiniens ont crié vengeance lors des funérailles de la plupart des victimes de cette opération. Le mouvement radical islamiste Hamas a reconnu que neuf combattants de sa branche armée, les brigades Ezzedine al-Qassam, avaient été abattus durant l'opération qu'Israël affirme avoir lancée "afin d'empêcher des attentats terroristes anti-israéliens". Ismaïl Haniyé, un chef du Hamas à Gaza, a affirmé que "ce massacre sera puni (...) Ce massacre ne fera que nous renforcer et nous rendre plus déterminés à poursuivre la résistance". Les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, ont elles aussi promis dans un communiqué une "douloureuses vengeance pour le massacre commis par l'ennemi sioniste".

¤ Le 9 mars, le chef de l'aile militaire du principal mouvement islamiste palestinien Hamas, Mohammed Deif, a affirmé dans une rare interview diffusée sur le site web du groupe que celui-ci disposait d'une "armée" de kamikazes prêts à commettre des attentats suicide anti-israéliens.

¤ Le 14 mars, un double attentat suicide commis dans le port israélien d'Ashdod, sur la côte méditerranéenne, a tué dix personnes, outre les deux kamikazes, et blessé une vingtaine. Il a été revendiqué à la fois par le Hamas et les brigades des martyrs d'Al Aqsa. Les deux kamikazes faisaient partie des Brigades Ezzedine Al Qassam. Les deux kamikazes, originaires du camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, ont mené l'attaque en riposte à la mort de cinq activistes des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, tués par l'armée israélienne le 10 mars à Jénine. Abdelaziz Al-Rantissi, dirigeant du Hamas à Gaza, a affirmé que son mouvement allait "poursuivre la résistance et frapper partout". "Nous offrons l'opération (d'Ashdod) en cadeau à la nation arabe et islamique (...) Nous poursuivrons la résistance et nous frapperons partout", a-t-il déclaré à la télévision satellitaire qatariote al-Jazira. Le même jour, dans la bande de Gaza, trois Palestiniens appartenant au Hamas ont été tués par l'armée israélienne, alors qu'ils étaient en opération, a annoncé le Hamas. Mardi 16 mars, le cabinet de sécurité israëlien a décidé de riposter par une lutte sans précédent contre les infrastructures et leaders du Hamas, qui ne doit surtout pas profiter politiquement du retrait unilatéral de la bande de Gaza envisagé par A. Sharon (voir la Fiche de suivi sur ce thème).

¤ Le 21 mars, 5 Palestiniens, dont un chef local du Hamas et sa femme, ont été tués par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, alors que le Premier ministre israélien. Bassem Qdeih, 38 ans, et son épouse Sanaa, ainsi que trois autres Palestiniens ont été tués quand des soldats qui menaient une incursion à Abassan, près de Khan Younès (sud de la bande de Gaza), ont ouvert le feu. Selon une source militaire israélienne, le chef local du mouvement radical et sa femme ont trouvé la mort dans l'explosion d'une charge qu'il transportait provoquée par les tirs des soldats, alors qu'il tentait de s'enfuir. Neuf autres personnes ont été blessées durant des échanges de tirs, et l'armée a démoli deux maisons.

¤ Le 22 mars, l'armée israélienne a assassiné le chef suprême du Hamas, cheikh Ahmad Yassine, dans un raid aérien à Gaza, infligeant un coup dur à ce mouvement islamiste palestinien et provoquant des menaces de vengeance et une vague de protestations et de violences dans les territoires palestiniens. Cheikh Yassine, 67 ans, qui était paraplégique, a été tué peu après 05h00 locales (03h00 GMT) dans un raid d'hélicoptères alors qu'il sortait d'une mosquée du quartier de Sabra, après la prière de l'aube, dans son fauteuil roulant poussé par deux gardes du corps. Un hélicoptère a tiré trois roquettes dans sa direction. Sept autres personnes ont péri dans cette attaque qui a fait quinze blessés dont deux des trois fils du dirigeant intégriste. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon qui, selon la radio publique, a personnellement supervisé l'opération, a félicité ses services de sécurité et justifié cet assassinat en affirmant que cheikh Yassine était "le premier des assassins et des terroristes palestiniens", laissant entendre, de plus, qu'Israël poursuivrait ses raids contre les autres membres de la direction du Hamas. L'armée israélienne, qui a indiqué dans un communiqué avoir tué cheikh Yassine dans "une opération ciblée", a aussitôt bouclé totalement la Cisjordanie et la bande de Gaza de crainte d'attentats palestiniens (en lire plus).

¤ 23 mars : Le chef de file du courant le plus radical du Hamas dans les territoires occupés, Abdelaziz Al Rantissi, a succédé mardi à la tête du mouvement islamiste palestinien à cheikh Ahmad Yassine, assassiné la veille par l'armée israélienne, a annoncé un haut responsable du Hamas. Les Israéliens "ne connaîtront pas la sécurité" a affirmé M. Rantissi dans sa première déclaration publique, appelant la branche armée du Hamas à "donner une leçon" à Israël pour venger cheikh Yassine. "Nous allons les combattre jusqu'à la libération de la Palestine, toute la Palestine", a-t-il poursuivi. Le Hamas prône l'établissement d'un état islamique sur toute la Palestine du Mandat britannique, c'est-à-dire de la Méditerranée jusqu'au Jourdain, ce qui suppose la destruction de l'Etat d'Israël. Un haut-responsable du Hamas, Ismaïl Haniyé, qui était le principal assistant de cheikh Yassine, a officiellement annoncé à l'AFP que M. Rantissi, 56 ans, pédiatre de son état, avait été désigné comme adjoint du fondateur et leader spirituel du mouvement lors d'élections internes qui s'étaient tenues quand celui-ci était encore en vie. "Par conséquent, le docteur Rantissi prend la place de cheikh (Yassine) au sein du mouvement", a affirmé M. Haniyé. Le Hamas a un bureau politique basé à l'étranger dirigé par Khaled Mechaal. On ignorait encore mardi soir les rôles respectif de MM. Rantissi et Mechaal. En tant que leader du Hamas dans les territoires occupés, cheikh Yassine était de facto le leader suprême du mouvement, rôle qui semblait donc dévolu à M. Rantissi.

En Israël, où le Hamas est désormais classé dans la catégorie des "ennemis stratégiques d'Israël", selon le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, la désignation de M. Rantissi comme successeur de Yassine a été accueillie sans surprise. "Abdelaziz Al-Rantissi est un des membres les plus extrémistes du Hamas. Il est tout aussi extrémiste que Yassine. Il ne reconnaît pas le droit d'Israël à l'existence et prône la violence et le terrorisme", a déclaré à l'AFP Avi Pazner, porte-parole du gouvernement. Les responsables israéliens ont également confirmé la poursuite de la politique des "meurtres ciblés" visant des chefs du Hamas.

¤ 6-8 avril : Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a exprimé son souhait de voir le mouvement radical palestinien Hamas s'intégrer dans les structures politiques de l'Autorité palestinienne. Mais le Hamas a dit vouloir s'assurer d'un rôle correspondant à son poids politique, a indiqué mardi un haut responsable du mouvement radical islamiste, cheikh Saïd Siam, un des principaux dirigeants politiques du Hamas dans la bande de Gaza. Jeudi 8, le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Chaath a souhaité un arrêt des attaques du Hamas à partir de la bande de Gaza, après un retrait israélien, en échange de cette intégration, mais le mouvement islamiste s'y est refusé (en lire plus sur la Fiche de suivi Hamas). N. Chaath a lié toute intégration du Hamas à l'Autorité palestinienne à une trêve observée par le mouvement islamiste radical. "Nous espérons qu'une fois le retrait opéré, il y aura un véritable cessez-le-feu", a-t-il déclaré. Mais un responsable du Hamas, Saïd Siam, a affirmé en réaction que son mouvement était déterminé à poursuivre la lutte armée et qu'il n'avait pas demandé à rejoindre les structures actuelles de l'Autorité palestinienne.

¤ 17 avril : Israël a assassiné samedi 17 le chef du Hamas dans les territoires palestiniens, Abdelaziz al-Rantissi dans un raid d'hélicoptère à Gaza, moins d'un mois après avoir tué le leader et fondateur de ce mouvement islamiste radical, Ahmad Yassine (le 22 mars), auquel Abdelaziz al-Rantissi a succédé. Rantissi, 56 ans, et deux de ses gardes du corps, ont été tués par des roquettes tirées par un ou des hélicoptères israéliens sur la voiture à bord de laquelle ils circulaient dans le nord de Gaza. La voiture, une Subaru blanche, touchée de plein fouet, a été pulvérisée et totalement calcinée. Six passants qui se trouvaient à proximité ont été blessés. "Le sang du docteur Rantissi n'aura pas coulé en vain", a déclaré un chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, à une foule de sympathisants réunis devant l'hôpital. "Les assassinats ne nous décourageront pas et nous allons poursuivre la résistance", a-t-il ajouté. Les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa ont pour leur part promis de riposter "au coeur de l'entité sioniste".

¤ Le 19 avril, alors que des centaines de milliers de Palestiniens ont défilé pour présenter leurs condoléances au mouvement radical, ce dernier a annoncé avoir désigné un successeur à Rantissi tout en gardant secrète son identité pour lui éviter le même sort.

¤ Fin avril, le Hamas multiplie les menaces de vengeance "au centuple" après les assassinats de son fondateur cheikh Ahmad Yassine, le 22 mars, puis de son chef Abdelaziz al-Rantissi, le 17 avril. Depuis, les territoires palestiniens sont sous bouclage strict et les forces israéliennes sont sur le qui vive. Des dizaines de tentatives d'attentats sont découvertes et empêchées par les forces de sécurité israéliennes...

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